pensees

Changer de mode de vie, c’est presque toujours le résultat d’un cheminement intellectuel et personnel (#captainobvious). C’est un ensemble de questions, des interrogations, des doutes, qui tournent jusqu’à aboutir à une décision. Evidemment, changer de routine et de comportement beauté, cela reste « superficiel » (quoique…) et cela n’a pas grand-chose à voir avec des choix profonds et fondamentaux comme la carrière, la religion, l’alimentation, le fait de fonder une famille ou non…

Décider d’entrer dans une démarche bio et naturelle pour soi, c’est bien sûr révocable à tout moment et cela peut se faire par palier. Ma mutation du non bio au bio a commencé en 2008. Pour moi, comme pour toutes les filles dans mon cas, il y a donc eu un avant « Bio » et un après.

Aujourd’hui, je ne vais pas détailler en profondeur pourquoi j’en suis arrivée là, ni par quelles considérations philosophiques et éthiques je suis passée, s’il y en a eu d’ailleurs. Je me souviens simplement que mon « cheminement » a été jalonné de questions, dont certaines majeures.

Est-ce que cela va vraiment améliorer ma peau ?

Soyons honnête, ma démarche bio a avant tout une motivation égoïste, hé oui…Devant l’état de ma peau qui a toujours été très très capricieuse (de l’acné, de la sensibilité, des rougeurs, de la sécheresse), j’ai bien sûr remis peu à peu en cause ma routine de soins et mes produits, qui n’étaient absolument pas bio. L’envie d’améliorer l’état de mon visage a été le principal moteur de ma démarche. Je ne veux pas être sectaire et je ne dis pas que toutes les personnes doivent passer au bio en cas d’imperfections et que vous êtes idiotes/idiots de continuer à utiliser des produits issus de l’industrie cosmétique classique. Je dis simplement que mon besoin d’améliorer l’état de ma peau a été mon moteur et que j’ai fini par m’interroger sur l’efficacité puis la composition des produits que j’utilisais. Et force état de constater que sur moi, cela ne donnait rien. Alors, pourquoi ne pas sauter le pas ? Qui dit bio dit normalement moins de composants douteux, moins de produits agressifs, une formulation davantage centrée sur les forces des plantes et donc un potentiel d’amélioration de l’épiderme certain (ou souhaitable). De façon presque superstitieuse, j’ai eu envie de me dire que oui, une routine bio allait sûrement parvenir à de meilleurs résultats (petit teaser : oui, cela a fonctionné…).

Est-ce que je vais obtenir des résultats immédiats ?

C’est sûrement une des questions qui peut le plus faire pencher la balance en faveur du non bio…Si je crois fortement aux bienfaits du bio et du naturel, cela serait mentir de dire que les résultats se voient du jour au lendemain. La peau est un organe très réactif quand il s’agit de protester mais plutôt paresseux en ce qui concerne ses améliorations. La peau a un cycle de renouvellement de 30 jours (c’est le temps qu’il faut aux cellules qui la composent pour se régénérer). Je savais depuis le début que cela prendrait du temps, pour des raisons qui me paraissaient simples : les composants bio sont différents, ils ne sont pas efficaces de la même manière, ils fonctionnement sur le long terme et par association et ils ne donnent pas réellement de résultats spectaculaires, en tout cas pas comme certains produits non bio, qui sont de véritables bijoux de chimie. Une routine bio, cela s’installe, c’est long, parfois on fait des erreurs, on le paie…Mais quand on obtient un début de résultat, c’est comme si on était l’inventeur de l’eau chaude ! (#fierté )

Est-ce que je suis prête à mettre un budget plus important dans mes produits ?

C’est une question qui arrive tôt ou tard… Est-ce que passer au bio, cela va me coûter une fortune et est-ce que je suis prête ? On ne peut pas dire que le bio ne coûte rien mais cela serait aussi faux de dire qu’on va craquer son PEL pour se payer quelques crèmes et du maquillage. Je pensais que le bio coûtait vraiment cher et était réservé à une clientèle aisée. Pourtant, dès que j’ai commencé à chercher, j’ai compris que le bio fonctionnait comme tout le reste, tout est une question de gamme…Il y a du très cher, de l’accessible, et du bon marché, ça dépend vraiment de ses envies et de ses besoins. Je vous partagerai un jour une liste de petites marques bio qui coûtent à peine plus cher que certains produits de supermarché. En tout cas, quand j’ai commencé à construire une routine bio, je n’ai pas pour autant pris un crédit à la consommation, ni mangé des pâtes pendant 6 mois. J’ai été raisonnable, progressive et tout s’est bien passé.

Est-ce que cela veut dire que je dois jeter tous mes produits non bio/naturels ?

Progressive, on a dit ! Etre adepte du bio, cela n’empêche pas d’utiliser son bon sens, son sens de la mesure ! Comme je le disais, j’y suis allée par pallier, je n’ai pas jeté mes produits du jour au lendemain. Etre bio, c’est absolument compatible avec le sens de l’écologie et une attitude anti-gaspillage dans mon cas. Quand je me suis décidée à changer de routine, je l’ai fait progressivement : quand je finissais un produit, je cherchais son équivalent bio pour le remplacer. Et c’est comme ça que ma salle de bains est passée à 80% de produits bio. Si on a utilisé des produits non bio toute sa vie, ce ne sont pas 6 petits mois de plus qui vont changer la face de la lune….

Est-ce que je vais pouvoir me procurer des produits facilement ?

Il y a tellement de fois où je rends grâce au dieu Internet…Si l’offre s’est quand même bien développée en magasin, en 2008, c’était encore une autre histoire. Je craignais vraiment de galérer pour trouver des produits et je reconnais que cela m’est arrivé quelques fois…Jusqu’au jour où j’ai trouvé des sites de vente en ligne vraiment bien fournis, avec de belles marques, et qui m’ont simplifié la vie. Hé oui, je suis une consommatrice bio digitale, car c’est vrai que cela reste un peu difficile de trouver toutes les marques en commerces. Pourtant, de grandes enseignes sentent le vent tourner et étoffent peu à peu leurs gammes de produits, en proposant du bio et du naturel. Avec un peu de patience, on arrive très bien à survivre et à acheter ses petits produits bio quand il faut, que cela soit avec des sites e-commerce ou en magasin !

Voilà, vous connaissez à présent ces fameuses questions qui ont marqué mon parcours. J’espère qu’elles vous auront aidé à me connaître. Et vous, vous vous posez aussi des questions sur le bio ? Est-ce que d’autres interrogations que les miennes vous ont aidé à y voir plus clair ?

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