Ma peau et moi, on a une relation complexe. Un coup, je t’aime, un coup, je te déteste. Malgré mes 32 ans (et presque toutes mes dents), je ne comprends pas toujours ce qu’il lui arrive, pourquoi elle réagit parfois comme une ado difficile. J’essaie de bien m’en occuper, je tente de l’écouter, mais elle parle souvent un langage qu’elle seule comprend. Dialogue de sourds.. Pourtant, à chaque bras de fer qu’on se livre, elle et moi, j’apprends, et je retiens…même si je ne gagne pas.

En 2016, j’ai eu de nouvelles révélations, j’ai avancé dans la connaissance de cet organe qui a sa propre vie et son propre cycle. J’ai établi une liste des choses à faire et à ne pas faire, adaptées à mon cas et mon histoire, bien sûr. Mais avant , petit bilan.

 

Ma peau en 2016

En 2016, nous sommes passées, ma peau et moi par des phases lunes de miel et par des phases de lutte…J’ai connu des ingrédients miracles et des faux miracles, c’est-à-dire l’impression que la situation s’arrangeait, mais ce n’était pas durable. J’ai du mal à classer ma peau dans un type connu. Si je devais, je dirai que c’est une peau mixte à tendance réactive. Mes plus gros problèmes sont les suivants :

  • des micro-kystes fréquents, sortes de boutons sous-cutanés qui ne sortent quasiment pas, et font comme de petites boules en relief sous la peau sur des zones localisées (menton, mâchoires, bas des joues). Cela ne se traite pas comme un bouton classique car le problème se situe assez profondément. Le plus « amusant », c’est que ces kystes ne durent en général pas plus de 2 jours. Ils peuvent être douloureux.
  • Des pores apparents sur les joues
  • Un teint pas unifié, avec quelques cicatrices
  • Des zones qui tiraillent souvent
  • Des rougeurs diffuses ( de temps en temps)

 

Je sais que certains points sont liés à mon alimentation que j’essaie de garder saine (mais pas toujours équilibrée) et à ma contraception hormonale. Pour le reste…Malgré ce tableau peu positif au premier abord, ma peau est en nette progression et vous ne seriez pas affolées si vous me croisiez non maquillée. Car la situation s’améliore. Surtout depuis que….

 

J’arrête de triturer ma peau en pensant l’aider

Celles et ceux qui n’ont pas une peau parfaite vont bien comprendre ce que je vais dire : quand on est confrontés à une difficulté et un défaut sur la peau, on veut agir et corriger le plus vite possible et tous les moyens sont bons. Nettoyants purifiants, gommages désincrustants…Mais on n’obtient pas toujours les résultats souhaités ! Dans mon cas, je vois que plus je veux lui apporter de soin pour la sortir de ce mauvais pas, moins elle semble réceptive et la situation m’échappe. Et à l’inverse, moins je m’en occupe, et plus elle reprend le chemin de la normalité comme une grande. Une vraie gamine, hyper contrariante. Parfois, l’acharnement ne sert à rien, la solution est dans l’attente. Mais c’est dur !

Je n’utilise plus aussi régulièrement de gommages

Je lis des articles et je regarde des vidéos beauté. On nous dit qu’il faut faire un gommage toutes les semaines (je parle de la peau du visage) et à minima toutes les 2 semaines. J’imagine que cela convient à certaines peaux mais moi, j’ai largement espacé ce type de soins. Et les peaux mortes ? Est-ce que vous savez qu’il faut 30 jours aux cellules de la peau pour se régénérer ? Dans ces conditions, nettoyer les cellules mortes au bout du processus de renouvellement me parait suffisant. Je reconnais que c’est agréable, cette sensation de peau nette, mais entre nous, les gommages, même s’ils sont bio, naturels et soi-disant doux, sont quand même des produits abrasifs. Et abrasion et sensibilité ne font pas bon ménage. Alors, je me suis calmée sur les petits grains et ça va !

 

Je ne lave plus ma peau du visage à l’eau tous les jours

Ne me jugez pas, je vais m’expliquer. Chez moi, l’eau est très calcaire, c’est irritant. Je vois un lien net entre déséquilibre, irritations et apparitions d’imperfections. L’eau normale sur le visage, seule, ou sur des éponges Konjac, finit par me faire rentrer dans un cycle infernal irritations/ boutons / kystes. Le constat s’est imposé cet été où je me lavais tous les jours le visage à l’eau. C-A-T-A ! L’eau n’est pas mon amie. Pourtant, je me nettoie malgré tout. Le soir, je démaquille à l’eau micellaire, et je «rince » le tout avec une eau florale. Le matin, j’utilise une lotion nettoyante sans rinçage (pas d’eau directe) avant la crème de jour. J’utilise de l’eau et un nettoyant doux quand je fais des masques d’huiles ou d’aloe vera, c’est-à-dire tous les 3 à 5 jours. Oui, c’est surprenant, mais moi, cela me convient. Le seul conseil que je donne ici, c’est de trouver le rythme qui vous va, à vous. Et de ne pas forcément penser que lavage fréquent = plus de soucis.

 

Je n’achète plus de produits contenant de l’alcool

Il m’a fallu du temps pour comprendre : certains alcools contenus dans les produits accentuent la sensibilité. Et il y en a encore trop, de l’alcool, dans les produits pour le visage, surtout les lotions et les eaux (parfois même dans les eaux florales !!!). Je n’en vois pas l’intérêt. Peut-être que cela fait du bien à certaines (si c’est votre cas, partagez votre expérience, j’aimerais comprendre) mais je vis bien sans. J’ai encore un produit qui en contient pas mal, cela me contrarie…je vous en parlerai dans un autre billet.

 

Je ne confonds plus déshydratation et sécheresse

Pendant longtemps, j’ai confondu peau sèche et peau déshydratée. La distinction n’est pas facile : quand la peau tire, qu’il y a des zones sèches, comment savoir si c’est une déshydratation passagère ou un vrai problème de peau sèche? Je ne l’ai pas toujours aidée en lui donnant des produits pas adaptés, persuadée que j’étais victime d’une peau sèche et elle a fini par bien me le faire comprendre, ouille. Donc, elle n’est pas sèche mais mixte et déshydratée (même si ma zone T brille peu) et j’utilise des produits formulés pour. Malheureusement, c’est encore trop rare, je trouve qu’on manque de choix parfois. En hiver, j’ai des difficultés pour trouver des produits qui laissent la peau confortable sans créer d’imperfections. Même les marques bio semblent avoir du mal à accepter qu’une peau peut être mixte à grasse et avoir besoin d’un bon bol d’eau. Enfin, façon de parler, vous avez compris !


La prochaine fois, je vous parlerai de ces choses que je fais et qui ont fonctionné. J’espère que cette première partie vous aura plu. Je vous invite à vous poser la question et à me dire en commentaires ce que vous ne faites plus et ce qui a aidé votre peau, c’est toujours super instructif ! Quel est d’ailleurs votre rapport à la peau ? Apaisé ou conflictuel?

Sur ce, je vous souhaite un bon week-end !

A bientôt pour d’autres actus bio et naturelles !

 

Logo2

Publicités