Pourquoi et comment je suis passée à une protection hygiénique naturelle

Bien le bio-jour tout le monde !

J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, on explore ensemble un thème rarement évoqué sur ce blog : les protections hygiéniques !

Que ce soit la cup, les culottes de protection, les serviettes lavables, le marché de protections hygiéniques alternatives est en plein essor, et c’est bien normal, c’est dans l’air du temps d’avoir le choix ! Si je suis beaucoup moins aventureuse que d’autres dans ce domaine , j’ai tout de même fait ma mutation vers une protection menstruelle bien plus naturelle qu’avant, et j’avais envie de vous en parler ! Est-ce que ça coûte cher, est-ce que je suis convaincue, quels problèmes cela m’a posé…et bien, je vais tout vous raconter dès à présent !

 

Ma prise de conscience 2017

Si vous me connaissez un peu, vous saurez que ce n’est pas pour vous faire la morale que j’écris cet article. Chacune est libre de choisir ce qu’il lui convient le mieux, il n’y a pas à discuter. Mais peut-être êtes-vous dans le questionnement, peut-être avez-vous envie de tester des produits plus naturels, et c’est bien pour vous faire ce partage d’expérience que je suis là.

Que s’est-il passé de mon côté ? De par mon travail, je suis pas mal en veille sur tout ce qui est problématiques de santé et de beauté du côté des consommateurs. Depuis plusieurs années, des alertes régulières se font entendre sur les composants très douteux qui peuvent se cacher dans nos tampons et dans nos serviettes hygiéniques. Dioxine, chlore, agents chimiques, pesticides…les analyses de nos produits intimes ne font pas rêver voire inquiètent carrément. Les associations de consommateurs tirent la sonnette ! Surtout que les grandes marques industrielles ne sont pas du tout transparentes en ce qui concerne la liste totale des composants (voir à ce sujet cet article). Bref, c’est un peu le grand flou et ça me travaillait.

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Après une énième couverture du sujet par la presse en avril 2017, qui nous fait nous sentir encore plus coupables d’utiliser ces produits, la marque de protections hygiéniques que j’utilisais (on ne donnera pas de nom…) s’est mis à bourrer les serviettes de…parfum ! Sans doute que la marque doit être persuadée qu’on pue pendant nos règles ! Toujours est-il que je me trouvais à la limite de la nausée chaque fois que j’ouvrais une pochette et je ne vous raconte même pas après plusieurs heures ! Faudra qu’on m’explique !!! En quoi mettre du parfum dans un produit qui touche la partie la plus intime de notre anatomie (et donc la plus sensible aussi) est une bonne idée ??? Quel message les marques essaient-elles de passer ? « Hey, t’as vu, comme elle est parfumée, tu peux garder ta serviette toute la journée, personne ne sentira rien !« . Bonjour les risques de chocs toxiques si c’est comme ça qu’on interprète le message !

En tout cas, ça a été mon déclencheur pour réfléchir. Les règles, ce n’est déjà pas drôle pour une femme, mais si en plus les produits qu’on utilise peuvent nous rendre malades, alors c’est vraiment n’importe quoi ! Du coup, en attendant que nos institutions et les marques fassent le ménage, j’ai choisi d’aller voir du côté des protections naturelles. 

 

Mon expérience avec Natracare

La marque et ses engagements

 

Confortée par les tests faits par 60 millions de consommateurs (un résumé à retrouver ici), c’est vers la marque Natracare et ses produits que je me suis tournée. La marque étant disponible sur Mondebio.com, l’eshop que j’utilise le plus, cela a certainement aidé au choix.

Présente depuis 1989, Natracare est une marque américaine fondée par Susie Hewson, qui a reçu en 2008 le prix Women in Ethical Business Award. Alternatives naturelles, les serviettes hygiéniques et tampons Natracare sont fabriqués à partir de coton biologique et de matières naturelles. Ils ne contiennent pas de plastique, de viscose, ni de parfums artificiels, et ne sont pas blanchis au chlore.
La marque est sensible à l’environnement et au développement durable, les matériaux utilisés visent à réduire l’impact environnemental : la cellulose naturelle utilisée dans les produits Natracare est issue de forêts gérées écologiquement et tous les produits de la marque sont entre 90% et 100% biodégradables et compostables.

Les gammes de produits

Natracare propose des serviettes hygiéniques et des tampons, mais aussi des protége-slips, des serviettes d’allaitement, des lingettes, ou encore des coussinets d’allaitement. Du côté des protections périodiques, les gammes sont multiples et permettent de choisir ses produits en fonction de son flux, ou du besoin de discrétion.

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Les produits que j’utilise

Moi, je préfère les serviettes depuis toujours pour mes règles, c’est comme ça. J’ai testé 3 produits différents, et depuis, je les rachète régulièrement.

  • Les serviettes Ultra « Super » : les serviettes Ultra sont la version de base. Elles sont fines donc discrètes. Elles sont pourvues d’ailettes pour les positionner et sont emballées dans des sachets individuels biodégradables. Leur composition est top (Serviette : Coton biologique certifié, cellulose écologique certifiée, amidon, colle non toxique. Emballage : Cellulose compostable, pellicule d’amidon compostable.). Elles conviennent à un flux moyen à plus important.
  • Les serviettes Ultra Extra « Normal » : les serviettes Ultra Extra sont la version plus moelleuse et plus absorbante des Ultra classiques. Elles sont aussi pourvues d’aillettes et sont dans des sachets biodégradables. La composition est similaire aux Ultra. Si vous êtes sensibles aux irritations, les serviettes de cette gamme sont vraiment très douces. Ce modèle convient aux flux déjà importants+.
  • Les Serviettes Maxi Nuit : old school, ces serviettes sont moelleuses, longues et épaisses pour plus de confort et une absorption efficace. Ces serviettes n’ont pas d’ailettes mais sont pourvues d’une longue bande de colle sur la surface arrière. Elles ne sont pas emballées individuellement et sont donc une très bonne réponse pour celles très attentives à l’environnement.

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Les questions que vous vous posez peut-être

  • Est-ce que j’ai eu de mauvaises surprises ? Depuis que je les utilise, je n’ai rien à signaler, pas de fuite, pas de rupture de produit, pas de réaction allergique. Le coton est d’une grande douceur et je trouve ça particulièrement agréable !
  • Est-ce que la qualité est au rendez-vous ? Au début, j’ai été surprise de la finesse des serviettes (les Ultra), je les trouvais un peu cheap et j’étais inquiète qu’elles se tordent dans tous les sens. Avec la pratique, s’il faut bien faire attention en les positionnant (car moins de colle), ce sont des produits quand même résistants et qui accrochent bien.
  • Est-ce qu’elles absorbent bien ? Alors oui, c’est un sans faute, je n’ai pas eu de problème de trop plein (désolée pour le glamour…) ni de sensation humide désagréable. Après, j’ai un flux important au début et beaucoup plus léger au bout de 3 jours, cela permettra de vous situer.
  • Est-ce qu’elles ont une odeur ? Elles ne sentent absolument rien, elles sont complètement neutres niveau odeur.
  • Est-ce que l’absence d’ailette est gênante pour les serviettes nuit ? Soyons honnête, je préférerais qu’elles en aient, j’aurai moins peur de les voir se déplacer. Cependant, je dois reconnaître que je n’ai pas eu d’accident, donc au final, c’est sans doute plus psychologique qu’autre chose.
  • Est-ce que ces serviettes coûtent plus cher que les marques industrielles classiques ? Alors c’est là la bonne surprise ! Les boites Ultra et Ultra Extra contiennent 12 serviettes et elles sont vendues entre 2,50 et 3,15 euros. Les serviettes Nuit, plus grandes, plus rembourrées, coûtent environ 3.50 euros. Au final, pour presque le même prix, on a des serviettes naturelles et en coton bio !
  • Est-ce que les gammes proposent assez de choix ? Il y a minimum 3 niveaux d’absorption par gamme (Ultra, Ultra Extra, Maxi), ce qui devrait convenir à la très grande majorité des femmes. En fonction des gammes, la longueur va changer (les serviettes de la gamme Maxi sont très longues par exemple).

 


Au final, je suis vraiment ravie d’avoir découvert cette marque et il est hors de question que je retourne vers des marques de grandes surfaces conventionnelles quand je peux avoir des produits engagés, plus respectueux de l’environnement, plus naturels. Si vous n’êtes pas encore prêtes pour la cup et les méthodes alternatives plus poussées, c’est un très bon compromis que je vous conseille. 

Aviez-vous déjà entendu parler de cette marque ? L’avez-vous testée ? Qu’en avez-vous pensé ? Partagez-moi votre avis et votre expérience en commentaire !

Je vous souhaite une bonne fin de dimanche et à bientôt pour de nouvelles actus bio !

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15 commentaires sur “Pourquoi et comment je suis passée à une protection hygiénique naturelle

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  1. Hello,
    Les serviettes ne sont pas chers du tout, pour du bio, j’aurai pensé que ça coûte cher. Je m’intéresse de plus en plus aux produits hygiéniques naturels, d’autant plus que j’ai découvert que je fais de l’endométriose. Sûrement due aux merdes que j’ai utilisé pendant des années. Merci pour la découverte !

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    1. Hello, je te remercie pour ton commentaire ! mais oui, moi aussi je pensais que j’allais casser ma tirelire avant de voir les prix…Alors tu peux foncer :)! Je pense qu’on n’est pas au bout de nos peines avec les produits chimiques et industriels et qu’on va découvrir de plus en plus le mal que ça peut nous faire. J’espère en tout cas que tu arrives à gérer, c’est un sale truc tout de même. Bonne soirée, à bientôt

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  2. Coucou Béa,
    Quant tu penses que nous mettons depuis l’âge de 13 ans des serviettes hygiéniques, 5 jours dans le mois et cela pratiquement jusque l’âge de 50 ans, on peut avoir des cancers avec leurs merdes qu’ils osent mettre dedans !!!

    Comme, moi, aussi, je suis plutôt serviettes hygiéniques, j’ai opté pour des serviettes Bio que je vais chercher en pharmacie, c’est un peu plus cher de 4 euros et quelques !

    Je ne connaissais pas cette marque, à mettre sur ma liste d’achats pour le mois 😉
    Bisous et bel après midi

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    1. Hello Val, merci d’avoir partagé ton avis ! C’est exactement ce que je disais à mon copain hier ! Savoir qu’on peut se rendre malades avec des produits du registre du non contournable, ça rend fou ! Si tu es déjà habituée aux serviettes bio, jette un œil à celles-là, peut-être moins chères que celles que tu prends ! Et vraiment bonne qualité ! Bonne soirée, des bisous

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  3. Bonjour miss. Je ne connais pas cette marque. Perso, j’ai opté pour les serviettes hygiéniques lavables et je ne suis pas déçue ! Mes serviettes hygiéniques qui sentent le parfum comme tu dis sont dans mon meuble depuis plusieurs mois et pas prêts d’en sortir !

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  4. Coucou !
    J’ai lu avec intérêt ton article même si je suis passée à la cup depuis quatre ans. Avant cela, j’ai utilisé la marque Natracare en transition. La problématique des protections hygiéniques est épineuse et malheureusement, certaines femmes des précédentes générations refusent de remettre leur consommation en question et de comprendre que beaucoup de marques commercialisent du poison.
    On doit à la fois batailler pour parvenir à mieux consommer et à dénicher des produits non toxiques, mais il faut aussi se battre avec d’autres femmes qui ne veulent pas voir le problème en face. Bien souvent, le réflexe vient des jeunes filles elles-mêmes qui parviennent à s’informer seules.
    Bonne journée, à bientôt 🙂

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    1. Hello à toi, merci pour ton beau et long commentaire ! Une chose est certaine, c’est que nous ne sommes pas égales face au changement, pour certaines c’est un vrai défit, pour d’autres une façon de vivre…Je te rejoins parfaitement pour dire que certaines tranches d’âge sont plus méfiantes, c’est elles qui vont chercher l’information, question de génération. Je pensais justement à ma mère qui m’a orienté sur les serviettes, sans jamais avoir même l’idée qu’on pouvait être méfiantes sur leur compo, une espèce de croyance que si c’est commercialisé, c’est qu’on a fait des tests, que cela ne craint rien. On a beaucoup fait confiance aux marques, c’est une tendance en fort recul vu les scandales sanitaires des 10 dernières années. Reste aussi à se demander si certaines grandes marques ont toujours eu des comportements douteux ou si c’est relativement récent, dans une course au profit. Reste aussi à se demander si on ne paie pas l’affaiblissement de certains métiers, comme le contrôle qualité indépendant…Réflexion faite, c’est sûrement un paramètre de l’équation. Comme tu le dis, il existe des alternatives plus poussées que les serviettes, mais pour ma part, je ne me retrouve pas dans ces solutions, d’où mon article. J’espère que l’ensemble de nos échanges sur ce billet aura contribué pour certaines à simplement réfléchir au sujet, ça serait déjà bien. Bonne journée à toi aussi 🙂

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  5. Je viens de tomber sur cet article et sur le blog, et je ne peux pas laisser le commentaire de Prunelle Sauvage (06/02/2018) sans réagir concernant la phrase suivante : « La problématique des protections hygiéniques est épineuse et malheureusement, certaines femmes des précédentes générations refusent de remettre leur consommation en question et de comprendre que beaucoup de marques commercialisent du poison. »
    J’ai 56 ans, et c’est une cousine qui m’avait ramené une cup des Etats Unis au début des années 90 car ça ne se commercialisait pas en France. Ça l’a été une bonne dizaine d’années plus tard au moins, et même maintenant, quel est le % de jeunes femmes de 20 ans qui utilisent une coupe ? Qui savent qu’une serviette bio existe à des prix corrects (mais pas donnés quand même) ?
    Avant, les femmes utilisaient de vieilles serviettes de toilettes coupées et repliées sur elle même, qui tenaient mal, qui fuyaient (pas de plastique pour étanchéifier), qui irritaient l’entrecuisse et les muqueuses, etc… De plus, il fallait les laver à la main (tous le monde n’avait pas de lave linge, les 30 glorieuses n’ont pas été glorieuses pour tout le monde …..), et comme il y a quelque dizaines d’années encore les femmes n’étaient « pas censées avoir de règles », tout ça devait être caché. Inutile de vous dire que les serviettes jetables, avec sans doute un peu moins de composés chimiques (quoique …) ont été une véritable révolution, dans le bon sens du terme !
    Contrairement à ce que l’on croit souvent, le citoyen lambda, jusqu’aux années 50-60, vivaient de façon bien plus écolo que maintenant, de force d’ailleurs et pas de gré : pas de sacs plastiques, bouteilles consignées, on ressemelait ses chaussures, les vêtements duraient des années, etc. Mais aussi chauffage au charbon qui salissait tout (j’ai connu ça dans les HBM parisien, c’est vous dire), pas d’aspirateur, etc. Quant aux droits des femmes, on n’en parle même pas. Ce n’était pas mieux avant, c’était différent.
    Bref, à mon sens, ce n’est pas une question de génération, mais plutôt de prise de conscience et de curiosité intellectuelle.

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    1. Bonjour Anna, je vous remercie d’avoir pris le temps de lire l’article et d’avoir donné votre point de vue sur le sujet. Loin d’avoir une approche passéiste (« ah c’était le bon temps »), je pense tout de même qu’il y a quelque chose d’un peu générationnel sur la consommation mais comme je l’expliquais, pas tellement sur la capacité à être naturel, engagé, etc…mais plus sur la confiance que certains/certaines (apparemment, ce n’a pas été votre cas) ont pu placer dans les marques et le discours pub (très puissant dans les années 80/90), et sur la difficulté de s’informer (merci Internet sur ce coup). De là à dire que les générations actuelles (les Z) sont plus « éclairées »…euh, c’est pas gagné en fait, les moteurs et les motivations sont encore différents, et la crise de confiance ne touche pas tout le monde, c’est une histoire de personne. Par rapport à nos parents, ces générations sont privilégiées et peuvent choisir parce que l’information est à portée de main. Maintenant, il est bien question de « choix » et c’est là où le mécanisme de prise de conscience dont vous parlez est terriblement complexe…être un consommateur éclairé, voici la clé mais encore faut-il en avoir envie ! Bonne journée

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